Que faisons-nous de votre argent ?

Donner du sens à nos investissements : c’est une préoccupation citoyenne pour ceux d’entre vous qui épargnent. C’est aussi une constante pour nous : le groupe MAIF gère près de 20 milliards d’euros d’actifs de manière socialement responsable.

«  Pour être acteurs du changement, nous pouvons trier nos déchets, moins prendre l’avion aussi, mais le premier levier consiste à se pencher sur ce que nous faisons de notre argent et à qui nous le confions ! » Jérémie Pichon livre toujours ce conseil lors de ses conférences « Zéro déchet  ».

Le porte-monnaie militant

L’argent est-il donc un levier pour éviter la surchauffe de la planète ou pour créer un monde plus solidaire ? Ce n’est pas évident à première vue, mais cela colle déjà à bien des réalités individuelles. Celle de Julie, « consom’actrice » qui évite, par exemple, l’huile de palme dans ses achats quotidiens, consciente des impacts de la déforestation dans les pays producteurs. Ou celle de Jean-Paul, membre d’un club Cigales, un club d’investisseurs pour une gestion alternative et locale de l’épargne solidaire, qui participe à la création d’emplois locaux en finançant des projets de proximité.

« Pour moi, l’argent doit servir la vie, l’échange entre les hommes, constate Monique Lismonde, sociétaire MAIF. Il n’est pas fait pour être amassé ou faire des chômeurs, mais pour construire un monde solidaire, qui ne détruit pas la planète. C’est pourquoi j’ai changé de banque. Désormais, je sais à qui elle prête de l’argent et pour quoi faire… Et j’ai eu besoin que ça se sache, alors je suis devenue militante au groupe local de la Nef, une coopérative financière. »

« C’était vraiment une position de pionnier ! »

Être acteur du changement, c’est aussi la logique qui inspire les placements financiers MAIF : «  Nous n’investissons pas dans l’industrie de l’armement, du  tabac et du charbon. Nous sélectionnons des investissements conformes aux engagements éthiques adoptés par le conseil d’administration, explique Éric Berthoux, directeur administratif et financier MAIF. Et nous sommes fidèles à l’esprit mutualiste : parce que nous n’avons pas d’actionnaires ni de dividendes à distribuer, nous pouvons mettre en œuvre une gestion dans la durée, sur le moyen et le long terme, dans l’intérêt exclusif de nos sociétaires et adhérents. C’est ainsi que nous pouvons remplir pleinement notre mission, avec de fortes exigences pour avoir un impact positif sur la société et l’environnement.  »

Le durable, rien que le durable. Toute l’histoire MAIF est marquée par cette culture stratégique de la durabilité. Elle conduit à anticiper des changements. Par exemple, la MAIF n’a pas attendu le cinquième rapport du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) ou la COP21 pour mesurer les risques du réchauffement climatique. Dès 2009, en se dotant d’une charte pour l’investissement responsable, elle affichait sa volonté d’intégrer des critères extra-financiers pour sélectionner ses placements et ses partenaires financiers à l’aune de leurs engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). « C’était vraiment une position de pionnier, car le marché était loin d’être mature pour ce type d’analyse  », souligne Sophie Elkrief.

Un choix de conviction

Depuis la loi de transition énergétique pour la croissance verte (2015), c’est moins surprenant qu’un investisseur institutionnel intègre des critères ESG, car il y a désormais l’obligation d’un rapport annuel. C’est l’effet positif d’un cadre réglementaire qui a incité tous les acteurs français à devenir des investisseurs socialement responsables. La réalité est plus subtile. Il y a des convaincus d’un côté, des opportunistes ou des suiveurs de l’autre. Devinez dans quel camp se range la MAIF ? Si vous avez le moindre doute, vous pouvez consulter nos rapports détaillés : ESG et climat, RSE et Global Compact.

83 %

de nos investissements sont passés au crible des critères ESG

Notre fonctionnement est aussi vérifiable. Déjà 83 % de nos investissements sont passés au crible des critères ESG.

Pour choisir tous ceux que nous gérons en direct (des obligations d’États et d’entreprises, qui représentent 70 % des actifs MAIF), nous utilisons l’agence de notation Oekom, qui analyse une centaine de critères extra-financiers par entreprise. Qu’un événement ou un changement se produise et la MAIF réagira : par exemple, nous avons abandonné Volkswagen lors du « dieselgate »… Et quand la gestion de nos investissements est confiée à des partenaires (gestion déléguée), nous étudions systématiquement la manière dont ils intègrent eux aussi les critères ESG.

Décarboner l’économie

La nouveauté, c’est l’émergence d’investissements spécifiquement dédiés à la transition énergétique ou écologique. La question climatique est devenue centrale. Être assureur militant en 2019, c’est aussi se préoccuper de l’avenir de tous ceux qui vont vivre les conséquences de ce réchauffement.

Réussirons-nous à rester sous la fameuse barre des 2 degrés en 2100 ? L’enjeu est monumental, planétaire, et personne ne pourra dire que nous ne savions pas. Ne serait-ce que par la formule choc de Greta Thunberg, 16 ans, devant l’assemblée de la COP24 : « Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout, mais vous détruisez leur futur devant leurs yeux !  »

31 %

des émissions mondiales de CO2 proviennent des centrales à charbon

Il faut donc agir. Très concrètement, la MAIF s’est engagée à ne plus financer en direct le secteur du charbon. Elle s’est également fixée un objectif de « part verte » de 4 % pour 2019.

« Nous avons l’ambition d’augmenter notre “part verte”, précise Sophie Elkrief, directrice des investissements et des placements MAIF. Cette volonté doit être en phase avec des possibilités d’investir durablement dans des projets visant à limiter le réchauffement climatique et à forte utilité sociale. Mais nous y croyons ! Nous allons créer le fonds MAIF Transition, doté de 50 millions dans sa première phase, destiné au financement rentable de la transition agricole et énergétique. Il va permettre de soutenir des projets très innovants au service de nos territoires. »

Donnez du sens à votre épargne !

Découvrez le contrat collectif multisupport Assurance vie Responsable et Solidaire conçu et géré par MAIF VIE

Par ailleurs, plus de la moitié des actifs financiers MAIF sont liés à l’assurance vie, et l’unique contrat qu’elle propose est « responsable et solidaire ». Il est construit pour que chaque euro épargné génère de l’investissement solidaire finançant des structures à forte utilité sociale et environnementale.

L’argent est effectivement un levier puissant pour être acteur du changement : « Lutter contre le travail des enfants ou la corruption, décarboner l’économie, créer des emplois dans tous nos territoires : nos investissements ont une utilité pour tous, constate Thierry Monminoux, vice-président MAIF. Nous avons la conviction que les entreprises doivent participer à la construction d’un monde plus respectueux, juste et harmonieux, dans l’intérêt du bien commun. Une mission qui guide nos choix au conseil d’administration MAIF. »

Agissons ensemble

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