10 pistes pour (bien) s’aérer l’esprit en milieu confiné

Nous ne sommes pas égaux dans le confinement. Certains trouvent mille manières de s’occuper ; d’autres vivent cette consigne comme un enfermement douloureux. C’est en pensant à ces derniers que nous avons listé quelques pistes pour traverser cette période plus sereinement…

Depuis le temps que ce fauteuil attendait d'être repeint ! Durant un week-end confiné, c'était l'occasion de sortir les pinceaux... (photo Westend61-GettyImages)
Depuis le temps que ce fauteuil attendait d'être repeint ! Durant un week-end confiné, c'était l'occasion de sortir les pinceaux... (photo Westend61-GettyImages)

1 AVANT TOUT, JE POSITIVE

Le confinement a mis à l’épreuve notre capacité à investir utilement le temps à notre disposition. Positiver, c’est transformer une contrainte pénible en opportunités agréables. Pour y parvenir, c’est important d’identifier certaines sources de stress pour mieux s’en préserver, notamment celles qui vous font penser au Covid-19 en permanence (les chaînes d’info continue, certaines pages des réseaux sociaux). L’hyperconnexion est un risque en période de confinement. Il ne s’agit pas de fuir l’information pour autant, juste de trouver la bonne dose, auprès de sources fiables. II y a aussi les « infos qui font du bien », ces émissions qui vont vous aider à positiver. Par exemple, « Grand bien vous fasse » sur France Inter…

Bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire pour ceux (et surtout « celles », il faut le craindre) qui télétravaillent tout en gérant les tâches ménagères et la présence d’enfants qui ne vont plus à l’école ! Le secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes a mis à leur disposition un « Guide des parents confinés » avec 50 conseils pertinents. Enfin, il y a les vidéos que nous produisons spécialement chaque semaine. Pour éviter le « burn out » parental, nous vous invitons ainsi à écouter les conseils d’Isabelle Roskam, professeure de psychologie. Ou ceux de Nathalie Franc, pédopsychiatre, pour ceux qui sont confinés avec des enfants opposants. Quant à Léonard Vannetzel, psychologue, il a choisi de présenter une sélection de jeux utiles pour le développement cognitif des enfants.

2 J’EN PROFITE

Vous êtes nombreux à vivre ce temps de confinement positivement en accordant du temps à des actions trop longtemps repoussées… Décrocher son téléphone pour reprendre contact avec cette cousine perdue de vue ? Un grand rangement, façon Marie Kondo ? Un tri dans cette caisse où s’accumulent feuilles de paie et factures diverses ? La réparation de cette table de chevet bancale ?

Être bienveillant, à l’égard des autres ou de soi-même, c’est sans doute le secret d’un confinement réussi. « Cette période est touchante. Chacun de nous, à l’occasion de cette crise, peut faire sortir ce qu’on a de plus tendre pour nos semblables », constatait le psychiatre Christophe André au micro de France Inter. Cette attention à l’autre, elle s’est notamment exprimée sur la plateforme ShareEntraide, pilotée par l’association Prévention MAIF, où vous êtes près de 2 000 à avoir proposé votre aide. Merci !

Même dans un petit appartement, il est possible de bouger, grâce à des exercices physiques adaptés. (photo GettyImages-LightFiel-dStudios)
Même dans un petit appartement, il est possible de bouger, grâce à des exercices physiques adaptés. (photo GettyImages-LightFiel-dStudios)

3 JE BOUGE

C’est sans doute la piste la plus paradoxale, et pourtant, c’est vital ! Surtout pour ceux qui télétravaillent sur un écran, en milieu confiné. Le ministère des Sports propose des ressources faciles à mettre en œuvre par tous, tout en donnant ce conseil : « Une pratique minimale d’activités physiques dynamiques est recommandée, correspondant à 1 heure par jour pour les enfants et les adolescents, et à 30 minutes par jour pour les adultes. En parallèle, il est tout aussi important de réduire son temps passé en position assise ou allongée, et de rompre les périodes prolongées passées en position assise par quelques minutes de marche et d’étirements au minimum toutes les 2 heures.  »

L’application sport-santé Activiti est parfaite pour trouver des exercices simples, adaptés à tous. Cette application gratuite, labellisée par le Ministère des Sports, a été développée par MyCoach, une startup soutenue par MAIF Avenir. Par ailleurs, sur Youtube ou Instagram, de nombreux sportifs de haut niveau proposent des exercices simples, à faire chez soi et sans matériel. N’oublions pas la danse ! Nous remercions Yann-Alrick Mortreuil, habitué des conférences MAIF, qui se propose de nous apprendre le shim sham, une danse swing, en cinq séances prodiguées avec beaucoup d’humour…

4 JE CRÉE, JE BRICOLE

Rien de tel que s’occuper les mains pour s’apaiser l’esprit ! Les adeptes du tricot, du scrapbooking ou du modélisme peuvent en témoigner. Cette période de confinement a aussi mis en avant les vertus du puzzle ou du coloriage, pas seulement pour les enfants. Si vous manquez d’inspiration ou de savoir-faire, les tutos de nos partenaires Oui are makers peuvent vous mettre sur la bonne piste… Et si vous êtes un maker confirmé, partagez vos propres tutoriels sur leur plateforme. Il faut aussi applaudir l’initiative du Réseau français des fablabs, qui a créé la plateforme Covid-Initiatives, consacrée à la réalisation d’objets utiles pendant la pandémie, pour vous-mêmes ou pour offrir à des soignants et autres professionnels exposés au virus. Certains objets ne peuvent se faire que dans des fablabs (des prototypes de respirateurs !), mais vous y trouverez aussi des explications pour fabriquer des masques à la maison… Attention, ce ne sont pas des modèles homologués et leur usage fait débat. Il vous reviendra d’évaluer quelle protection ils peuvent apporter. Par ailleurs, l’AFNOR diffuse un guide très complet sur la confection et l’usage d’un masque barrière.

Activités de bricolage, cuisine en famille, jardinage : prudence !

Chute, brûlures, coupures, intoxications… En cette période de confinement, les risques domestiques augmentent. Les parents sont en première ligne pour transmettre les bons comportements. Une prévention plus que jamais nécessaire, pour éviter d’avoir un accident qui vous conduirait aux urgences !

5 JE ME FORME

Bien que conscient de l’urgence citoyenne d’apprendre les gestes qui sauvent, vous n’aviez peut-être pas trouvé le temps pour suivre une formation. C’est le moment de vous y préparer ! Découvrez notre série sur Youtube pour réactiver vos connaissances ou découvrir la conduite à tenir face à une victime d’accident de la vie courante. Dès le confinement terminé, nous vous invitons à ne pas reporter plus longtemps l’inscription à une formation PSC1.

Se concentrer sur une formation, c’est aussi ce que nous offrent des plateformes comme FUN ou OpenClassroom avec des Mooc qui permettent d’apprendre, à notre rythme, pendant plusieurs semaines. Certains de ces cours demandent des prérequis, quand d’autres s’adressent à un plus large public. Par exemple, pour comprendre simplement ce qu’est l’intelligence artificielle, vous trouverez ce cours de l’Institut Montaigne et le Mooc citoyen de l’INRIA. Et vous serez surpris d’en apprendre autant dans le Mooc sur les couleurs de la RMN-Grand Palais !

6 JE VAIS AU MUSÉE

Ne pouvant plus accueillir de public, les musées ont été très réactifs, multipliant les initiatives pour ouvrir des ressources à des internautes confinés. Le Grand Palais, musée soutenu par la MAIF, est un bon exemple : il a offert des vidéos, Mooc, coloriages, jeu, quiz… Sans oublier une page spéciale pour son expo Pompéi ! Des visites virtuelles (3D) permettent aussi de visiter un musée sans quitter son salon : une partie du Louvre, le musée d’Orsay, le musée de l’Orangerie, le musée du Quai Branly… Du côté de la Cité des sciences et de l’industrie, c’est l’extra-média Le Blob, qui décline en vidéo les expositions en cours.

Beaucoup de musées utilisent aussi les médias sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) pour proposer des contenus numériques originaux durant cette crise sanitaire. La palme de l’humour revient au challenge #tussenkunstenquarantaine, que le Palais des Beaux-Arts de Lille a relayé auprès des internautes, leur proposant de piocher une œuvre dans ses collections pour la réinventer en photo à la maison, puis partager les deux images juxtaposées

La musique, c'est bien, mais la musique en famille c'est encore mieux ! (photo GettyImages-Alistair-Berg)
La musique, c'est bien, mais la musique en famille c'est encore mieux ! (photo GettyImages-Alistair-Berg)

7 JE FAIS DE LA MUSIQUE

C’est le moment de sortir le yukulélé ou la vieille clarinette des placards ! Grâce à Youtube en particulier, internet est devenu une école de musique permanente. D’innombrables tutos permettent d’apprendre un instrument. Vous pouvez aussi chanter, même en chorale, grâce à cette initiative de Radio France. Et si vous manquez de partitions, il faut savoir qu’il y en a plus de 46 000 sur Gallica et 500 000 sur l’International music score library project. De quoi s’occuper un moment…

8 JE M’ÉVADE

« Il n’est rien de plus beau qu’une fleur en avril, sinon la feuille d’or qui tombe au vent d’automne. » La poésie est une source d’évasion. Ces vers de Fernand Gregh sont tirés des anthologies mises à votre disposition par Gallica. D’autres s’évaderont en regardant les documentaires d’Arte, en écoutant les concerts de France Musique ou les master class de France Culture… Replay, podcasts, vidéos : jamais une telle offre culturelle n’a été à portée de clic ! Quant à ceux qui veulent garder un lien avec la planète, les grands espaces ou les océans, voici deux ressources précieuses de nos partenaires MAIF : cette page de la Fondation GoodPlanet et le site Ocean Campus de Surfrider Foundation Europe.

Des personnes isolées, malades ou handicapées peuvent avoir besoin d'aide durant cette période de confinement. Le dispositif ShareEntraide permet de rapprocher ceux qui ont besoin d'aide et ceux qui peuvent l'offrir, tout en respectant la distanciation sociale essentielle durant l'épidémie. (Photo Gaëlle Magder-MAIF)
Des personnes isolées, malades ou handicapées peuvent avoir besoin d'aide durant cette période de confinement. Le dispositif ShareEntraide permet de rapprocher ceux qui ont besoin d'aide et ceux qui peuvent l'offrir, tout en respectant la distanciation sociale essentielle durant l'épidémie. (Photo Gaëlle Magder-MAIF)

9 JE PARTICIPE À DES ACTIONS UTILES

Comment donner du sens à mon temps libre, durant cette période de confinement ? Les consignes gouvernementales ont considérablement réduit les possibilités d’apporter une aide bénévole dans la vie associative ou sociale. Il reste toutefois la possibilité de faire des courses ou d’aller chercher des médicaments pour une personne isolée ou en situation de handicap. La plateforme ShareEntraide, mise à disposition par la communauté MAIF, permet de mettre en relation ceux qui ont besoin d’aide et ceux qui peuvent répondre à cette demande. N’hésitez pas à vous y inscrire et à faire connaître ce service ! La plateforme Smiile est un autre moyen de rompre l’isolement dans un quartier, en permettant de créer un réseau social de voisinage et des échanges de services ou de matériels… Ces dispositifs sont très complémentaires de Solidaires-handicaps, dédié aux personnes handicapées et à leurs aidants, qui ont également besoin d’informations spécifiques durant cette période de confinement.

D’autres initiatives permettent d’être utile sans quitter son logement. Par exemple, le Muséum national d’histoire naturelle vous invite à participer à un programme de science participative avec Vigie-Nature. Ce programme comporte plusieurs volets. Celui consacré à l’observation et au comptage des oiseaux du jardin est accessible à tous, même ceux qui habitent en milieu urbain, car de nombreuses fiches permettent l’identification des oiseaux observés. Mais il y a aussi des volets invitant à photographier des insectes pollinisateurs ou à compter des papillons et des bourdons…

Dans le même esprit participatif, une action originale de la Cinémathèque de Bretagne : des milliers de films ont été mis en ligne, en particulier des films amateurs que chacun peut documenter en remplissant un formulaire détaillé. Bien sûr, les Bretons auront plus de facilités pour apporter des informations fiables sur ces films anciens…

10 JE DÉCOUVRE DES SOLUTIONS ED-TECH

De jeunes entreprises du numérique ont développé des solutions éducatives originales. Cette période de confinement peut être propice à en découvrir certaines, développées en proximité avec la MAIF. « Elles n’ont pas l’envergure des grands éditeurs scolaires, pouvant mettre gratuitement des ouvrages à disposition, souligne notre collègue Bérenger Billerot, du MAIF start up club, qui accompagne certaines d’entre elles. Mais elles ont fait des efforts pour adapter leurs offres durant cette période de confinement. »

Il faudrait ainsi citer les histoires interactives de Luly & Kroy, les coloriages animés de Wakatoon, ou l’appli N’oublie jamais, qui utilise les sciences cognitives pour planifier les révisions… Partenaire du MAIF numérique tour, Evolukode a également fait une offre spéciale pendant le confinement, pour permettre aux enfants de découvrir le code ou la chimie à domicile…

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Société solidaire 23 mars 2020

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