EuroVolley : les jeunes reporters de l’UNSS y étaient

Société solidaire 2 octobre 2019

Lilou, Arthur, Marine et bien d’autres… Jeunes reporters pour l’UNSS, ils ont eu le privilège d’assister aux matches de l’équipe de France de l’Eurovolley. Des souvenirs mémorables, qui récompensent leur engagement bénévole au service du sport scolaire.

Montée d'adrénaline pour la jeune Agathe, élève en terminale S à Narbonne : l'attaquant Julien Lynell lui accorde une brève interview. <br />
Montée d'adrénaline pour la jeune Agathe, élève en terminale S à Narbonne : l'attaquant Julien Lynell lui accorde une brève interview.
Lilou Guia / UNSS

« Jusqu’à présent, le plus gros événement que nous ayons eu à couvrir était le Mondial de triathlon scolaire, à Castelnaudary. Avec l’Eurovolley, nous sommes passées dans une autre dimension… » Lilou, Marine et Agathe, inscrites en terminale S au lycée Beauséjour de Narbonne,  n’en reviennent toujours pas. Un stade Arena comble, une ambiance de feu et, pour finir, la victoire des Français sur les Grecs (3-0). En cerise sur le gâteau, un accès privilégié aux joueurs, au staff et à l’organisation. Et même une entrevue avec la ministre des Sports, Roxana Maracineanu.

195 633 jeunes bénévoles !

195 633 jeunes bénévoles animent l'Union nationale du sport scolaire. Arbitres, coaches, organisateurs d’événements, dirigeants, secouristes ou reporters : les motifs d’engagement ne manquent pas ! Sans ces collégiens et lycéens, le sport scolaire ne serait pas ce qu’il est. Leur dénomination officielle est Jeune officiel. La MAIF soutient depuis l’origine ce programme de bénévolat, qui vise l’avènement d’une génération responsable et le développement de compétences personnelles, utiles tout au long de la vie.

La MAIF, l’UNSS et la Fédération nationale de volleyball ont voulu donner leur chance à un maximum de jeunes reporters.

Après Montpellier, ce furent les Arena de Nantes, puis Paris, dans une ambiance crescendo à mesure que la finale approchait. La MAIF, l’UNSS et la Fédération nationale de volleyball ont voulu donner leur chance à un maximum de jeunes reporters. Ils se sont donc relayés sur les matches, par équipes de trois à six. La tribune de presse, réservée aux journalistes accrédités, ne leur était pas ouverte. Ils ont cependant pu la visiter et accéder aux zones d’interviews et au salon VIP, guidés par les officiels de la fédération qui ont parfaitement joué le jeu.

« À Montpellier, nous avons rencontré les anciens joueurs de l’équipe de France, toutes époques confondues. Des retrouvailles très chaleureuses, certains ne s’étaient pas revus depuis très longtemps », se souviennent Agathe et Marine. « Tout d’un coup, on nous a dit que les Bleus étaient prêts pour l’interview. Prises par l’ambiance, nous n’avions rien préparé, et l’adrénaline est montée d’un coup ! Nous avons tout de même réussi à poser nos questions, et ce n’est qu’après que nous avons réalisé que nous avions rencontré des très grands sportifs. »

Devenir jeune reporter : un guide méthodologique très complet

Qu'est-ce qu'un bon article ? Comment prendre une bonne photo ou réaliser une interview ? Des journalistes professionnels vous donnent toutes les ficelles.

Margaux à Singapour

Parmi les 1,2 million (ou presque) de licenciés de l’UNSS, 376 exercent la fonction de jeune reporter. Ils suivent les événements, leur donnent vie dans les médias scolaires et sur les réseaux sociaux. Beaucoup de filles parmi eux, passionnées par la vidéo, l’écriture ou la photo. Margaux a démarré en 2016, alors qu’elle était scolarisée en classe de seconde au lycée Beauséjour de Narbonne. Olivier Le Béchec, référent UNSS de cet établissement, la forme et lui confie plusieurs reportages. Le résultat est convaincant ; au point que Margaux est sélectionnée pour suivre les Jeux internationaux de la jeunesse, à Singapour. La jeune fille accepte des deux mains : la voici dans l’avion pour vivre dix jours qui changeront son existence. «  C’est à Singapour que j’ai compris que je voulais devenir journaliste. L’ambiance, le rythme, l’encadrement par des pros, tout m’a plu. Jamais je n’avais pris autant de photos. Il fallait gérer, trier, rédiger, mettre en ligne… Une expérience hyper formatrice, l’un des meilleurs moments de ma vie ! » Aujourd’hui inscrite en licence de lettres et histoire, Margaux passera bientôt les concours d’école de journalisme, en mode surmotivée.

Demi-finale contre la Serbie : la douche froide

En demi-finale, au bout des cinq sets, les Bleus laissent échapper leur rêve de titre européen. Voici le compte rendu des jeunes reporters.

28 septembre 2019 –

Nous quittons l’AccorHotels Arena le cœur lourd ce soir. Quelle terrible défaite. Dans une ambiance incroyable, les bleus se sont accrochés tout le match pour nous faire rêver face à une équipe serbe très solide. Laurent Tillie, l’entraîneur de l’équipe de France, nous confiera après le match que c’est bien la puissance physique qui a manqué dans le cinquième set décisif. Mais il reste fier de ses joueurs qui ont tout donné. Il était bien difficile pour nous d’approcher des joueurs en larmes pour les interviewer. Il faut dire que la défaite est amère. À la fin du quatrième set, on sentait les Français très offensifs, et ils avaient bien pris le dessus. « Nous avons été mis en grosse difficulté sur la réception, et il était très difficile de trouver des solutions face à ses Serbes très grands et très physiques », nous confiera Jénia Grebennikov (libéro) après le match. Malgré la défaite, la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, tire du positif de ce championnat : « C’est une très belle organisation française et une bonne préparation pour les JO de Paris 2024. Il est important pour nos Bleus de s’habituer à jouer devant leur public. D’un côté, ça aide à se surpasser, car on est porté par les supporters. Mais d’un autre côté, il faut apprendre à gérer le bruit. Il y en avait beaucoup ce soir, et les joueurs m’ont confié que ce n’est pas si facile à gérer, car ils ont besoin de se parler sur le terrain. » Demain, nous y serons encore et nous pousserons la France vers la victoire face à la Pologne !

NDLR : la France perdra ce match contre la Pologne finit donc quatrième de ce championnat d’Europe.

Les Jeunes officiels sont sur Facebook : suivez leurs événements !

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L’écologie, c’est aussi dans les rapports sociaux

Société solidaire 22 juillet 2019

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